Vous craignez une perte de revenus en passant à la retraite ? La retraite progressive est la solution idéale pour réduire progressivement votre temps de travail tout en commençant à percevoir une partie de votre pension. Ce dispositif vous permet de maintenir vos cotisations pour améliorer le montant de votre future pension, tout en allégeant votre charge professionnelle. Découvrez dans cet article les conditions d’éligibilité (60 ans minimum en 2025, 150 trimestres), les démarches clés et les pièges à éviter pour préparer cette étape cruciale de votre vie en toute sérénité.
- La retraite progressive, c'est quoi au juste ?
- Qui peut bénéficier de la retraite progressive en 2025 ?
- Salarié du privé, fonctionnaire : quelles sont les différences ?
- Quel impact sur vos revenus et votre future pension ?
- Les démarches pas à pas pour faire votre demande
- Les pièges à éviter et les points de vigilance
- Au-delà de la retraite progressive : comment bien préparer votre avenir ?
La retraite progressive, c'est quoi au juste ?
Un départ en douceur vers la retraite
La retraite progressive vous permet de réduire votre temps de travail tout en commençant à percevoir une partie de votre pension. C'est une transition en douceur, pas une retraite anticipée. Vous continuez d'exercer une activité à temps partiel, ce qui facilite l'adaptation à la vie future.
Par exemple, si vous travaillez à 60 % de votre temps habituel, vous recevez 40 % de votre pension. Cette quotité est ajustable selon vos besoins. Attention : chaque modification doit être déclarée à la caisse de retraite pour actualiser le montant.
Ce dispositif est idéal pour ceux qui souhaitent alléger leur charge de travail sans couper net. Vous conservez un revenu professionnel tout en profitant de la retraite progressive. La bonne nouvelle est que cela prépare sereinement votre départ définitif.
Continuer à cotiser pour améliorer sa future pension
Pendant cette période, vous continuez de cotiser à la retraite sur votre salaire réduit. Ces nouvelles cotisations augmentent vos droits à la retraite. Ainsi, votre pension définitive sera plus élevée qu'en cas de départ immédiat.
💡 Note : Avec l'accord de votre employeur, vous pouvez surcotiser. Cela permet de valider des trimestres supplémentaires, jusqu'à quatre au total. C'est une excellente façon de compenser la réduction de salaire.
La pension définitive est recalculée à la fin de la retraite progressive. Elle ne peut jamais être inférieure au montant provisoire initial. Cela garantit une sécurité financière lors de votre départ définitif.
Qui peut bénéficier de la retraite progressive en 2025 ?
Les conditions d'âge et de trimestres
À partir du 1er septembre 2025, l'âge minimum pour la retraite progressive est fixé à 60 ans. Cette règle a été officialisée par deux décrets publiés au Journal officiel le 23 juillet 2025. Avant cette date, l'âge variait selon votre année de naissance, allant de 60 à 62 ans.
Pour bénéficier de ce dispositif, vous devez justifier de 150 trimestres d'assurance validés, tous régimes confondus. Ces trimestres incluent les périodes de chômage, de service militaire, de maternité et d'autres situations reconnues équivalentes par la Sécurité sociale.
Exercer une activité à temps partiel : la règle d'or
- Pour les salariés du secteur privé : travaillez entre 40 % et 80 % d'un temps complet.
- Pour les salariés en forfait jours : réduisez votre temps annuel entre 87 et 174 jours sur une base de 218 jours.
- Pour les non-salariés (artisans, commerçants) : réduisez vos revenus de 20 % à 60 %.
- Pour les fonctionnaires : exercez votre activité entre 50 % et 90 % d'un temps plein, exclusivement pour l'État.
Les situations qui vous excluent du dispositif
Attention : les militaires sont totalement exclus du dispositif. Aucune dérogation n'est possible dans ce cas, peu importe la situation.
Si vous avez pris une retraite anticipée avant l'âge requis, vous ne pouvez pas bénéficier de la retraite progressive. Cette condition s'applique même si vous avez atteint l'âge minimum pour la retraite progressive.
Bénéficier d'une préretraite après le 27 décembre 2023 exclut le dispositif. Seuls les avantages acquis avant cette date sont exceptionnellement autorisés.
Exercer une autre activité professionnelle est interdit. Cela inclut les activités accessoires, même si elles sont rémunérées à temps partiel.
Pour les fonctionnaires, cumuler plusieurs emplois à temps partiel dépassant 90 % du temps plein est exclu du dispositif. Cette règle s'applique même si chaque emploi est à temps partiel.
La retraite progressive prend fin définitivement si vous reprenez une activité à temps plein. Vous ne pourrez plus jamais bénéficier de ce dispositif par la suite.

Salarié du privé, fonctionnaire : quelles sont les différences ?
La retraite progressive vous permet de réduire votre temps de travail tout en percevant une partie de votre pension. Les règles varient selon votre statut. Ce tableau compare les conditions clés entre salariés du secteur privé et fonctionnaires.
| Critère | Salariés du secteur privé | Fonctionnaires |
|---|---|---|
| Quotité de travail autorisée | Entre 40 % et 80 % d'un temps plein | Entre 50 % et 90 % d'un temps plein |
| Surcotisation | Avec accord de l'employeur (trimestres validés à temps plein) | Limitée à 4 trimestres maximum |
| Demande à l'employeur | Réponse sous 2 mois, absence vaut accord | Autorisation de l'administration requise |
Si vous êtes salarié du privé, vous pouvez travailler entre 40 % et 80 % de votre temps habituel. En tant que fonctionnaire, votre quotité doit être comprise entre 50 % et 90 %. Cela influence votre capacité à alléger votre charge de travail.
La surcotisation est possible dans les deux cas. Vous devez obtenir l'accord de votre employeur si vous êtes salarié. Elle permet de valider des trimestres comme à temps plein.
Pour la demande, si vous êtes salarié, envoyez une lettre recommandée deux mois avant. Sans réponse, l'accord est automatique. En tant que fonctionnaire, l'administration doit autoriser votre temps partiel.
Vous ne pouvez pas cumuler d'autres activités si vous êtes fonctionnaire. Les salariés du privé ont plus de flexibilité.
La surcotisation coûte plus cher pour les fonctionnaires. Vous payez une partie de la cotisation de l'employeur sur la quotité non travaillée. Pour les salariés, les modalités varient selon votre convention collective.
Quel impact sur vos revenus et votre future pension ?
La retraite progressive permet de réduire progressivement votre activité tout en percevant une partie de votre pension. Cette transition douce offre un équilibre entre travail et retraite, tout en cotisant pour améliorer votre future pension. Il est essentiel de comprendre l'impact sur vos revenus actuels et futurs.
Le calcul de votre pension partielle : comment ça marche ?
Le montant de votre pension partielle dépend de la part de temps non travaillée. Par exemple, si vous travaillez à 60 %, vous recevez 40 % de la pension complète. Ce calcul inclut la décote ou surcote déjà appliquée. Votre pension partielle est revalorisée régulièrement.
Tous les éléments de votre carrière sont pris en compte pour ce calcul initial. Cela inclut les trimestres validés, les majorations pour enfants et autres accessoires. La pension partielle est donc personnalisée selon votre situation.
Si votre salaire de 2 500 € net devient 1 500 € à 60 % de temps, la pension partielle compense partiellement cette perte selon vos droits acquis. Par exemple, avec une pension complète de 1 000 €, vous percevrez 400 €, soit un total de 1 900 €. Cela stabilise votre niveau de vie pendant la transition.
Et pour votre retraite définitive ?
La pension définitive est recalculée à la fin de la retraite progressive. Elle intègre toutes les cotisations accumulées pendant cette période. Le montant final ne pourra jamais être inférieur à celui de la pension provisoire calculée au départ. C'est une garantie essentielle pour vos droits.
Il est donc crucial d'anticiper le montant de votre future retraite pour bien préparer cette transition. Cela optimise vos choix financiers et évite les mauvaises surprises.
Avec l'accord de votre employeur, la surcotisation compense les cotisations réduites et est limitée à quatre trimestres supplémentaires. Cela maintient un niveau de cotisation élevé même à temps partiel, améliorant votre pension définitive. Cette option maximise vos droits.
Les démarches pas à pas pour faire votre demande
Étape 1 : Obtenir l'accord de votre employeur
Envoyez une lettre recommandée avec accusé de réception. Précisez âge (60+), trimestres (150+), poste et temps partiel (40-80%). Indiquez la date de début, envoyée au moins 2 mois avant l'effet.
💡 Absence de réponse sous 2 mois = acceptation automatique. Refus ? Justification obligatoire. Contestation ou accord individuel possible. Accord collectif oblige l'employeur.
Vérifiez l'attestation pour durée, % et date. Une erreur bloque le dossier.
Étape 2 : Déposer votre demande en ligne
Déposez sur Info Retraite (salariés) ou ENSAP (fonctionnaires). Une démarche pour toutes les caisses. Date d'effet : 1er du mois. Déposez au moins 5 mois avant.
Délai : 6 mois (fonctionnaires), 4-6 semaines (autres). Confirmation email après validation.
Documents obligatoires :
- Attestation employeur (durée et % temps partiel)
- Contrat de travail à temps partiel signé
- Déclaration sur l'honneur d'absence d'autres activités
- RIB
- Pièce d'identité
- Derniers avis d'impôt (2 ans)
💡 Pension proportionnelle au temps non travaillé (ex: 70% = 30%). Revalorisée annuellement avec les cotisations.

Les pièges à éviter et les points de vigilance
La baisse de revenus : un point à ne pas négliger
Attention à ne pas sous-estimer la baisse de revenus. Le cumul de votre salaire à temps partiel et de la pension partielle ne remplace pas toujours votre ancien revenu. Beaucoup d'actifs négligent ce point, risquant une perte nette chaque mois. Il est crucial de calculer précisément vos futurs revenus avant de vous engager. Une simulation avec un conseiller vous évitera de mauvaises surprises. N'oubliez pas que les charges sociales et fiscales impactent également votre revenu net final.
La bonne nouvelle est que des outils en ligne facilitent cette estimation. Consultez-les systématiquement pour anticiper votre situation financière. Une mauvaise évaluation peut entraîner des difficultés de trésorerie à long terme. L'essentiel est de prévoir chaque détail avant de prendre une décision. 💡 Note : Une simulation précise prend en compte les charges sociales et fiscales pour éviter les surprises.
La fin définitive du dispositif
Retenez que la fin de ce dispositif est irréversible. Une fois arrêtée, vous ne pourrez plus y revenir, même en reprenant un temps partiel ultérieurement. Plusieurs situations mettent fin définitivement à la retraite progressive :
- Reprise d'une activité à temps plein.
- Dépassement du revenu professionnel par rapport à celui perçu avant la retraite progressive.
- Non-respect des conditions initiales (quotité de travail hors de la fourchette autorisée).
- Liquidation de votre pension de retraite définitive.
Chacune de ces situations met fin définitivement à la retraite progressive. Vérifiez régulièrement vos conditions pour éviter une suppression involontaire. Même un changement mineur de quotité de travail peut entraîner cette conséquence. Ne prenez pas de risques inutiles. 💡 Note : Contactez votre caisse de retraite pour toute modification.
Au-delà de la retraite progressive : comment bien préparer votre avenir ?
Anticiper pour une retraite plus sereine
La retraite progressive facilite votre transition vers la retraite. Elle vous permet de percevoir une partie de votre pension tout en travaillant à temps partiel, tout en continuant à cotiser. Cependant, ce dispositif ne suffit pas pour assurer votre confort futur.
Les systèmes de retraite évoluent constamment. Il est prudent de ne pas compter uniquement sur votre pension de base. Face aux incertitudes, il est essentiel de préparer dès maintenant votre avenir financier. En combinant avec d'autres solutions, vous renforcez votre sécurité financière.
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